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Les Alibis

Comment à partir du déplacement de simples objets, la configuration spatiale peut évoluer selon un rapport à la géométrie et mettre en perspective le lien fragile dans la cohabitation entre objets
animés et corps en présence?

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Les Alibis

COMPOSITION DES MONDES


En mettant à l’épreuve le champ chorégraphique, Les Alibis fait émerger la fragilité des équilibres entre l’homme et son habitat, l’impact de l’un sur l’autre, ainsi qu’une représentation des forces invisibles régissant notre univers. Nous sommes invités en ce lieu à partager une vision sur le monde et la vie qui l’habite.
Composition kaléidoscopique au cours de laquelle une «chasse imaginaire» s’immisce dans un espace scénique habité d’objets-sphères robotisés - en sept tableaux: objet de contemplation et temps de la perception. Elodie Sicard a souhaité retranscrire les connexions, les forces de vie, les liens invisibles qui relient les uns et les autres.

UN AUTRE ESPACE-TEMPS


Dans quelle mesure une individualité peut, à elle seule, réorienter tout le système ? Où se situe le point d’équilibre “limite” ?
Les sphères, constellation mouvante d’atomes, donnent une représentation émouvante des «Autres» dans leur mystère et leur diversité. Comme représentantes de notre espace, de notre planète, elles sont mobiles, génératrices d’énergie, de transformations spatiales. Elles rappellent à la fois les organismes vivants, illustrent la loi d’attraction universelle et tissent la sphère sociale, les mouvements de groupes et les organisations humaines.


Le corps prend la mesure sensible de leur existence, entre en empathie, chasse, guette, et finalement fête dans une ronde cosmologique. La danse est le lien charnel, sensuel, sensoriel, magique. Sa présence incongrue vient rompre, perturber la dynamique des sphères. Il tisse alors une logique de conjonction entre ordre et désordre, entre déterminisme et non-déterminisme sans que l’on perçoive les paramètres du jeu.


La combinaison de figures géométriques dessinées au sol par les trajectoires des objets-sphères est chargée de signifier les rapports au monde, les relations entre individus et leur environnement. Toutes ces forces luttent, parfois férocement, pour s’affirmer et se transformer à travers une « épreuve » dans l’espace.

UNE CHASSE IMAGINAIRE


La chasse est un art de la “désapparence”. Il ne s’agit pas de disparaître dans le paysage, mais de ne pas y apparaître, de préférence ne jamais y apparaître en tant que tel. Pour cela, il y a deux manières d’y parvenir : se faire passer pour quelqu’un d’autre ou ressembler à ce qui est déjà là. Nous nous dissimulons tous, proie et prédateur.


En chaque chose, autre chose. “Ceci est-il cela ou autre chose? Ceci ne serait-il pas cela?” Le fait que le chasseur se dissimule et dissimule son but en même temps invite à déplacer la fonction guerrière ou chasseresse, en une invention empreinte de jeux et de métamorphoses.
C’est le jeu des déductions qui se fait en guettant les signes et en recherchant par ruse; l’art de la ruse, imprévisible et subtil dans les formes qu’il emprunte. Mais c’est aussi un mur d’hypothèses contradictoires, créé par la crainte d’une menace future non identifiée qu’il nous faut surplomber par la gymnastique de l’imagination.


Les sens déployés du chasseur, ses déplacements dans l’espace, la distribution de ses énergies, la coordination de ses mouvements s’apparentent au repérage dans un territoire: la prise d’espace. La reconnaissance de signes, de traces, d’indices permet la reconstitution d’événements passés, présents ou futurs, nous amène à mettre en parallèle le chasseur, le détective et l’historien.


La danse des Alibis va ainsi se construire par accumulation des connaissances, déduction, par erreurs, reprises, fausses pistes, redécouvertes, grâce à ces filtres et ces schèmes qui aveuglent autant qu’ils font voir. Dans cette pièce, nous souhaitons construire un cadre favorable à l’émergence d’un langage chorégraphique et d’une dramaturgie en ayant comme support le récit d’une chasse à l’arc et tenter de faire naître un syncrétisme Nature/Culture, où la beauté se joue dans le mystère.

Diffusion

22 mars 2018

Festival Ardanthé 2018 du Théâtre de Vanves - Hors les murs - Eglise Saint Merri, Paris 4ème

11 Juin 2016 - Création
Festival June Events 2016 au CDCN Atelier de Paris - Carolyn Carlson


7 juin 2015 - Création de la forme performative

Galerie Jean Collet à Vitry-sur-Seine - Festival June Events 2015 / Réseau TRAM – Hospitalités

Distribution

Chorégraphie, conception et interprétation

 Elodie Sicard
 

Création lumière

Boris Molinié
 

Création sonore

Jean-François Domingues
 

Création scénographique

Audrey Gilliot & Elodie Sicard
 

Regard dramaturgique

Simón Adinia Hanukaï
 

Regards extérieurs

Daniel Dobbels & Carole Quettier
 

Conception et réalisation des objets-sphères : Hub Innovation Epitech,

Loïc Juillet & Vincent Firmin
 

Responsable technique

Thibaut Heurtebize - Mathbot assisté de Thibault Degouy & Maël Derio
 

Prise de vue et montage

Thibaut Castan
 

Graphisme

Sliide – Loïc Darolles
 

Remerciements

François Quintin
 

Production

Production

Compagnie EUKARYOTA
 

Coproduction

Centre de Développement Chorégraphique National Atelier de Paris – Carolyn Carlson
 

Résidences de création
CDCN Atelier de Paris - Carolyn Carlson
Ménagerie de Verre - Studio Lab
L’échangeur – CDCN Picardie dans

le cadre de « Studio Libre »
Micadanses - Paris
Carreau du temple - Paris
CND – Pantin

 

Avec le soutien de : Orbotix - SPHERO (USA), La Fonderie - Agence Numérique du Conseil Régional Ile de France

 

 
 
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